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JO 2008 : La censure, nouvelle discipline olympique (suite)

JO 2008 : La censure, nouvelle discipline olympique (suite)

« Chine, voyage au coeur de la censure d’internet » est le titre d’un document qu’a rédigé le responsable chinois d’une entreprise internet, sous pseudonyme, et publié par Reporter Sans Frontières et l’organisation Chinese Human rights Defenders.

Il y décrit par le menu toutes les obligations auxquelles doivent se soumettre les sociétés qui ont une activité sur le Net en Chine, portails, moteurs de recherche, éditeurs de blog ou encore sites de e-commerce.

Sur le plan national, il existe au total cinq organes de surveillance et de contrôle de l’internet, qui envoient directement leurs ordres aux sites via SMS, e-mail ou encore messagerie instantanée, pour contrôler ou stopper la diffusion d’informations jugées dangereuses ou subversives.

Ces organes ont le pouvoir d’interdire un article, supprimer des commentaires ou donner des directives sur la couverture d’une affaire, souligne le rapport. Les 19 principaux sites internet basés à Pékin, reçoivent ce type d’ordres jusqu’à cinq fois par jour.

Par ailleurs, des cadres de sociétés internet, telles que Baidu, Sohu ou encore Yahoo suivent une fois par an une sorte de voyage idéologique « au pays natal du communisme ». Ces mêmes dirigeants doivent, une fois par semaine, faire un compte rendu détaillé de leurs activités et venir prendre auprès de ces organes leurs ordres pour les affaires à couvrir ou non.

Sans surprise, la Chine arrive largement en tête de ce triste palmarès. Selon RSF, la répression a été particulièrement forte cette année au moment du 17e congrès du Parti communiste, puisque « quelque 2 500 sites, blogs et forums ont été interdits en quelques semaines ».

Chine, voyage dans le monde d’un internet sous contrôle

Chine, voyage dans le monde d’un internet sous contrôle

« Chine, voyage au coeur de la censure d’internet » est le titre d’un document rédigé par le responsable chinois d’une entreprise internet, sous pseudonyme, et publié par Reporter Sans Frontières et l’organisation Chinese Human rights Defenders.

Toutes les sociétés, qui ont une activité sur le Net en Chine comme les portails, moteurs de recherche, blogs ou sites de e-commerce sont contrôlées en permanence et doivent se soumettre à toute une série d’obligations.

(A l’heure qu’il est, vous ne pourriez vraisemblablement pas me lire et moi je serais vraisemblablement en prison…)

Au plan national, il existe au total cinq organes de surveillance et de contrôle de l’internet :

  • qui envoient directement leurs ordres aux responsables de sites via SMS, e-mail ou encore messagerie instantanée, pour stopper la diffusion d’informations jugées dangereuses ou subversives.
  • qui ont le pouvoir d’interdire un article, supprimer des commentaires ou donner des directives sur la couverture d’une affaire.

En plus de ce dispositif, les cadres de sociétés internet comme Baidu, Sohu ou Yahoo doivent :

  • une fois par semaine, faire un compte rendu détaillé de leurs activités et venir prendre leurs ordres auprès de ces 5 organes officiels.
  • une fois par an, suivre un « séminaire » sur la bonne pensée au pays du néo-communisme.

Certaines sociétés comme Yahoo ont tellement bien appris leurs leçons qu’elles sont aujourd’hui sous les feux de l’actualité …

YaHOO est aujourd’hui accusé par la commission d’enquête du Congrés américain, d’avoir aidé la Chine à capturer SHI TAO, un dissident chinois mis en prison en 2004 et condamné à 10 ans d’emprisonnement : Grâce aux informations fournies par Yahoo, il est accusé d’avoir diffusé des secrets d’État par e-mail.

Yahoo s’était toujours défendu de vouloir faciliter la censure mais la mise au jour de nouveaux éléments viennent contredire sa version : Un groupe de militants chinois pour la défense des droits de l’Homme, Dui Hua Foundation, a rendu public un document embarrassant pour le groupe américain.

Les concurrents de Yahoo comme Google, Microsoft et Cisco ont également été passés sur le gril de la commission d’enquête. Pour l’instant, seul Yahoo est accusé …