« Chine, voyage au coeur de la censure d’internet » est le titre d’un document qu’a rédigé le responsable chinois d’une entreprise internet, sous pseudonyme, et publié par Reporter Sans Frontières et l’organisation Chinese Human rights Defenders.

Il y décrit par le menu toutes les obligations auxquelles doivent se soumettre les sociétés qui ont une activité sur le Net en Chine, portails, moteurs de recherche, éditeurs de blog ou encore sites de e-commerce.

Sur le plan national, il existe au total cinq organes de surveillance et de contrôle de l’internet, qui envoient directement leurs ordres aux sites via SMS, e-mail ou encore messagerie instantanée, pour contrôler ou stopper la diffusion d’informations jugées dangereuses ou subversives.

Ces organes ont le pouvoir d’interdire un article, supprimer des commentaires ou donner des directives sur la couverture d’une affaire, souligne le rapport. Les 19 principaux sites internet basés à Pékin, reçoivent ce type d’ordres jusqu’à cinq fois par jour.

Par ailleurs, des cadres de sociétés internet, telles que Baidu, Sohu ou encore Yahoo suivent une fois par an une sorte de voyage idéologique « au pays natal du communisme ». Ces mêmes dirigeants doivent, une fois par semaine, faire un compte rendu détaillé de leurs activités et venir prendre auprès de ces organes leurs ordres pour les affaires à couvrir ou non.

Sans surprise, la Chine arrive largement en tête de ce triste palmarès. Selon RSF, la répression a été particulièrement forte cette année au moment du 17e congrès du Parti communiste, puisque « quelque 2 500 sites, blogs et forums ont été interdits en quelques semaines ».

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