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Accidents nucléaires : Les 7 niveaux de l’échelle INES et quelques exemples

Type INES Incidence hors site Incidence sur site Dégradation de la défense en profondeur
Accident majeur 7 Rejet majeur : effet étendu sur la santé et l’environnement.
Accident grave 6 Rejet important susceptible d’exiger l’application intégrale des contre-mesures prévues.
Accident (entraînant un risque hors du site) 5 Rejet limité susceptible d’exiger l’application partielle des contre-mesures prévues. Endommagement grave du réacteur ou des barrières radiologiques.
Accident (n’entraînant pas de risque important à l’extérieur du site) 4 Rejet mineur : exposition du public de l’ordre des limites prescrites. Endommagement important du réacteur ou des barrières radiologiques, ou exposition létale d’un travailleur. Perte des défenses et contamination
Incident grave 3 Très faible rejet : exposition du public représentant une fraction des limites prescrites. Contamination grave ou effets aigus sur la santé d’un travailleur. Accident évité de peu. Perte des lignes de défense.
Incident 2 pas de conséquence Contamination importante ou surexposition d’un travailleur. Incident assorti de défaillance importante des dispositions de sûreté.
Anomalie 1 pas de conséquence Anomalie sortant du régime de fonctionnement autorisé.
Écart 0 Anomalie sans importance du point de vue de la sûreté.

Paru dans le Magazine alternatives n° 21, 4e trimestre 2009, à la Rubrique : Décryptage

Niveau 7 : accident majeur

1986 : Tchernobyl (Ukraine). À la suite d’une série d’erreurs humaines et en raison de défauts de conception, le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire Lénine, située à 110 km de Kiev, a été privé de son circuit de refroidissement primaire. Cela a induit la destruction par explosion de l’enceinte du réacteur, qui a ensuite subi une fusion, ces deux événements provoquant la libération de grandes quantités de radio-isotopes dans l’atmosphère.

Niveau 6 : accident grave

1957 : complexe nucléaire Maïak (Kyshtymen Union soviétique). L’accident a entraîné des rejets radioactifs très importants en dehors du site. Au moins 200 personnes ont péri. L’accident a été tenu secret par le régime soviétique ; les premières informations n’ont été révélées qu’en 1976 par le biologiste soviétique Jaurès Medvedev immigré en Angleterre.

Niveau 5 : accident ayant des conséquences étendues

1979 : centrale Three Mile Island (États-Unis). À la suite d’une panne des pompes d’alimentation en eau du circuit secondaire de l’un des réacteurs, un enchaînement de défaillances mécaniques, d’erreurs humaines, d’absence de procédure et de défauts de conception a entraîné la fusion du coeur. L’accident n’a fait aucune victime et son impact sur l’environnement est resté très faible.

Niveau 4 : accident ayant des conséquences locales

1999 : Tokaimura (Japon). L’accident est survenu le 30 septembre à 120 km de Tokyo. L’introduction dans la cuve de décantation d’une quantité anormalement élevée d’uranium dépassant très largement la valeur de sécurité est à l’origine de la réaction de criticité1.

Niveau 3 : incident grave

2008 : Toulouse (France). Sur le site de l’établissement de l’Onera de Toulouse, un travailleur a été accidentellement exposé pendant plusieurs minutes aux rayonnements émis par une source radioactive de haute activité de cobalt 60.

Niveau 2 : incident

2009 : Melox (France). Le 3 mars 2009, lors d’une opération liée à un programme de recherche sur un échantillon à base d’oxyde de plutonium et d’uranium, un dépassement de 2 grammes (soit moins de 1 %) de la masse de matière autorisée (370 grammes) a été constaté sur un poste de laboratoire. Dès le constat de l’écart, les actions correctives ont été menées. L’Autorité de sûreté nucléaire a classé l’incident au niveau 2 en raison de l’absence d’alarme d’un logiciel.

Niveau 1: anomalie

2008 : Tricastin (France). Le défaut d’étanchéité d’une cuve de rétention a entraîné la fuite d’une solution contenant de l’uranium naturel (74 kg au total) à l’usine Socatri.

1. Un accident de criticité désigne un accident nucléaire provoqué par une réaction en chaîne involontaire et incontrôlée mettant en jeu des matières fissiles, comme l’uranium ou le plutonium.

JAPON, Fukushima 2011 – 11/04/2011 : Nouveau tremblement de terre à Fukushima

JAPON, Fukushima 2011 – 11/04/2011 : Nouveau tremblement de terre à Fukushima

4 jours après un tremblement de 7.4 à Miyagi, une alerte au tsunami rapidement levée et une fuite de radioactivité à Onagawa, il y a eu un nouveau tremblement de terre à Fukushima.

La secousse, survenue à 17 h 16 (8 h 16 GMT), avait une magnitude de 6,6, selon l’Institut de géophysique américain (USGS). Son épicentre était situé à 13 km seulement de profondeur, et à 81 km au sud-sud-est de la ville de Fukushima, a précisé l’Institut.
On constate quand même que les secousses (les répliques comme disent les spécialistes) deviennent de moins en moins fortes … 9 puis 7,4 puis 6,6 …
D’accord mais jusqu’à quand ?? Tepco démontrant depuis 1 mois son incompétence, on peut à juste titre trembler !!
Des dégâts ou des conséquences écologiques ? Encore trop tôt pour le dire …

En tout cas, c’est le moment où jamais d’un petit cours de géographie japonaise pour se rendre compte que toutes les centrales nucléaires qui font l’actualité sont très proches les unes des autres, en moyenne entre 20 et 80 km les unes des autres …

En savoir plus

JAPON, Fukushima 2011 – 08/04/2011 : La série des centrales nucléaires en panne continue ..

JAPON, Fukushima 2011 – 08/04/2011 : La série des centrales nucléaires en panne continue ..

Après que l’alerte au tsunami ait été rapidement levée le 7 Avril 2011, il s’avère quand même que de nouveaux dégâts ont été constatés, après le tremblement de terre, sur les centrales d’Onagawa et Higashidori.

Une nouvelle fois en cause : les systèmes de refroidissement et leurs alimentations électriques !!!
Tepco, ne tirant décidément aucun enseignement de ses erreurs et tous les yeux étant tournés vers Fukushima, n’a pas pensé ou voulu sécuriser les centrales avoisinantes.

A Higashidori, lorsque la panne d’alimentation électrique est survenue suite au tremblement de terre, 2 des 3 groupes électrogènes étaient hors service pour cause de maintenance périodique. Le 3éme groupe électrogène a lui aussi rendu l’âme à la suite d’une fuite d’huile.
Fort heureusement, c’était lorsque l’alimentation électrique normale était revenue.
Une nouvelle catastrophe nucléaire évitée mais jusqu’à quand ??

A Onagawa, 3 des 4 alimentations électriques sont elles tombées en panne lors du tremblement de terre du 7 Avril 2011 mais la centrale a pu continuer à refroidir ses réacteurs grâce à la 4éme alimentation électrique.

Nouvelle catastrophe évitée de justesse ?? Oui et c’est d’autant plus vrai que, le courant électrique revenue à son niveau normal, la TEPCO s’est aperçue que 1 des 2 groupes électrogènes de secours était en panne depuis le 1er Avril !!!

Si c’est un poisson d’Avril, maintenant on en est sûr : il est irradié !!! 👿

 

En réaction à ces non-catastrophes évitées de justesse, le gouvernement japonais a ordonné, Samedi 9 Avril 2011, a tous les opérateurs de centrales nucléaires d’approvisionner des groupes électrogénes de secours.

Si je peux faire une remarque, messieurs de la TEPCO …

PENSEZ AU FIOUL POUR LES GROUPES ELECTROGENES !!!!