Jacques Rogge – président du Comité international olympique (CIO)
« Le CIO a exprimé sa vive inquiétude et appelé à une résolution rapide et pacifique au Tibet. Quelle que soit la raison, la violence n’est pas compatible avec les valeurs de la flamme olympique ou des jeux Olympiques », a affirmé M. Rogge, qui doit présider dans la capitale chinoise à partir de mercredi la commission exécutive du CIO.

Note de l’auteur :

Comme le dit fort justement D. Douillet, il aurait peut être fallu y penser avant d’élire Pekin, capitale des JO 2008.

Sérandour – président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF)
«Je pense qu’on aurait dû laisser passer cette flamme, qu’on pouvait être sur le côté pour manifester. Tout le monde a le droit de s’exprimer mais l’empêcher de passer, c’est aussi montrer qu’on réclame des libertés (alors) qu’on ne respecte pas la liberté élémentaire pour nos athlètes qui portent cette flamme qui est un message de paix au monde entier»

Bernard Laporte – secrétaire d’Etat aux Sports
déplore que des incidents aient perturbé le déroulement de la journée de la flamme olympique, à l’issue de la cérémonie qui marquait la fin de son périple parisien au Stade Charléty. «J’aurais préféré que ça se passe autrement. Ce qui s’est passé au Trocadéro était très bien, les gens ont manifesté dans le calme», assure-t-il, regrettant que les «défenseurs des droits de l’homme ne respectent pas les autres»

les regrets de David Douillet

«Ce qui cloche c’est d’avoir été un petit peu trop vite sur l’attribution des Jeux à la Chine», regrette une nouvelle fois David Douillet, président de la commission des athlètes du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). «Non, je n’aurais pas voté pour Pékin, et d’ailleurs en ce moment on travaille pour l’avenir parce que, pour nous il est hors de question que les athlètes se retrouvent à nouveau dans cette situation où on est pris quelque part en otage», estime-t-il sur RTL.

Jean-François Lamour, ancien ministre des Sports

«la fête est déjà gâchée» – il demande aux manifestants opposés à la politique chinoise au Tibet de «ne pas agresser les sportifs», estimant toutefois qu’après les incidents à Londres, «la fête est déjà gâchée».

Jégo – Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer

Yves Jégo souhaite que le passage de la flamme olympique «ne soit pas le moment d’actions violentes. Quand on est dans un pays libre il faut comprendre tous ceux qui souhaitent s’exprimer, il n’y a pas d’ambiguïté». Il a fait valoir que le boycott des JO de Moscou en 1980 par une cinquantaine de nations pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS n’avait «rien donné»

Pauleta – Attaquant portugais du Paris SG
Pauleta, un des porteurs de la flamme olympique dans Paris, indique être «sensible aux droits de l’Homme» mais ne pas vouloir pour autant faire du passage du flambeau «un truc politique»

Marielle de Sarnez – Chef de file du MoDem
«Dans quel pays sommes nous pour qu’on confisque un drapeau dans une manifestation pacifique», a-t-elle demandé, affirmant que «la France s’honorerait à parler plus fermement du Tibet».

Julien Dray – porte-parole du PS
«Les JO, une farce sinistre», il estime que les jeux Olympiques de Pékin «tournent à la farce sinistre avant même d’avoir commencé». Selon le député, «la responsabilité en est entièrement imputable au gouvernement chinois, qui n’a pas su saisir la chance qui lui était offerte de prouver sa volonté de démocratisation et de reconnaissance des libertés publiques, en Chine comme au Tibet.» Julien Dray estime encore que «les gouvernements doivent sans attendre demander au Comité international olympique d’agir enfin pour tenir les engagements pris lors du choix de Pékin comme ville olympique, et de ne pas hésiter à annoncer un possible boycott si aucun signe tangible n’était donné».

Note de l’auteur :

Ne rêvons pas ! Le comité Olympique a engagé trop de milliards dans les JO !!!

Bertand Delanoë – maire de Paris
« Les autorités chinoises n’ont pas souhaité que la flamme s’arrête devant l’Hôtel de Ville. C’est de leur responsabilité. J’avais cru comprendre que l’attribution des JO à Pékin était un signe d’ouverture. »

Note de l’auteur :

Il faut dire que, sur la façade de l’Hôtel de Ville, était affiché un panneau disant: « Paris défend les droits de l’homme partout dans le monde »…