Après les chahuts de Londres et le chaos de Paris, la flamme olympique était entourée le 7 Avril 2008 de mesures de sécurité exceptionnelles à San Francisco, où les opposants au régime chinois promettaient de continuer à perturber son périple avant les JO de Pékin.
La Maison Blanche n’avait pour sa part pas écarté la possibilité que le président George W. Bush n’assiste pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux, rappelant ne jamais avoir dit qu’il avait l’intention d’y participer.

Dans une lettre ouverte au président américain, Reporters sans frontières appellait M. Bush « à ne pas assister à la cérémonie d’ouverture le 8 août (…) ou plutôt à poser des conditions pour assister à cette cérémonie, qui est l’événement politique de ces Jeux ».

Face à tout ces écueils, un vif débat a eu lieu au sein du Comité international olympique (CIO) et la vice-présidente du CIO, Gunilla Lindberg, avait annoncé que le CIO pourrait décider d’arrêter le parcours mondial de la flamme pour les JO de Pékin. Le sujet avait été abordé lors de la réunion de la commission exécutive du CIO dans la capitale chinoise mais il n’en avait finalement été rien.

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Le lundi 7 Avril, juste avant l’arrivée de la flamme, des militants avaient escaladé le célèbre pont du Golden Gate pour y déployer deux immenses banderoles appelant à un Tibet libre et l’organisation Human Right Watch (HRW) avait déploré que le maire de San Francisco David Newsom vante « l’extraordinaire honneur » d’accueillir la flamme olympique.

Jamais Jeux Olympiques (en dehors de ceux organisés par Hitler en 1936 en Allemagne) n’avaient suscités une telle polémique … mais je pense que le CIO aurait dû y penser, il y a 7 ans, lorsque la Chine avait été choisie …

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