Le chef de la police japonaise a prévenu vendredi qu’il ne voulait pas des mystérieux gardes chinois pour assurer la sécurité de la flamme olympique au Japon fin avril. »Par principe, c’est à la police japonaise d’assurer la sécurité. C’est notre rôle de protéger le relais » de la flamme et pas celui des Chinois, a déclaré Shinya Izumi, président de la commission nationale pour la sécurité publique lors d’une conférence de presse.

« Le Japon n’appréciera pas » que cela se produise sur son sol, a averti M. Izumi.

Le président du comité d’organisation des jeux Olympiques de Londres en 2012, Sebastian Coe, a qualifié ces agents de « voyous », en parlant des mêmes gardes qui avait dépossédé de la flamme un David Douillet héberlué.

Le comité d’organisation des JO de Pékin a demandé au Japon d’accepter au moins deux gardes pour escorter le flambeau sur son territoire, selon l’agence Jiji Press.

Le passage de la flamme olympique est prévu le 26 avril au Japon.

La ville de Nagano, qui prévoyait 1.200 personnes pour la sécurisation du parcours de la flamme, a annoncé une augmentation d’un tiers de son budget sécurité pour l’événement. Des militants de la cause tibétaine ont manifesté dimanche à Tokyo en priant pour les victimes de la répression de manifestations au Tibet en mars et demandait à la Chine de « surmonter son ignorance ».
En Mars dernier, 600 personnes avaient déjà manifesté à Tokyo contre la répression chinoise au Tibet et contre la tenue des jeux olympiques en Chine.

Le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda se dit préoccupé par la situation au Tibet et a appelé le gouvernement chinois à rechercher une issue pacifique.

Pour mémoire, le Japon nie les atrocités commises par ses troupes impériales lors de l’invasion de la chine en 1937 et tente d’améliorer ses relations avec la Chine. D’importantes manifestations anti-japonaises avaient eu lieu en Chine pour dénoncer l’attitude du Japon face à ses crimes de guerre.

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