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JAPON, Fukushima 2011 : Les sources de contaminations

JAPON, Fukushima 2011 : Les sources de contaminations

Avec tout ce qui a pu être dit ou écrit comme vraies infos ou fausses rumeurs sur la catastrophe nucléaire de Fukushima, il me semble important de refaire un point sur les moyens de diffusion de la radioactivité.

Un petit dessin valant mieux qu’un long discours, ci-dessous l’explication en images.

 

 

Les circuits de contamination nucléaire en dessin

(Source : Fond de plan du New York Times, textes français par moi-même)

JAPON, Fukushima – 26/03/2011 : Nouvelles inquiétudes, nouvelles contaminations

JAPON, Fukushima – 26/03/2011 : Nouvelles inquiétudes, nouvelles contaminations

Le point sur les contaminations

  • Le Japon a annoncé ce matin, avoir mesuré des niveaux d’iode 131 radioactif 1 250 fois supérieurs à la norme légale en mer près de la centrale en péril de Fukushima, renforçant les craintes d’une rupture de l’étanchéité d’un ou plusieurs réacteurs. Selon un porte-parole de l’Agence de Sureté Nucléaire Japonais : « Si vous buvez 50 centilitres d’eau courante avec cette concentration d’iode, vous atteignez d’un coup la limite annuelle que vous pouvez absorber. C’est un niveau relativement élevé. (…) En outre, la concentration d’iode se réduit de moitié tous les huit jours, donc lorsque les gens mangeront les produits de la mer, sa quantité aura probablement fortement diminué ».
  • Tepco a mesuré une concentration presque 80 fois supérieure à la limite légale de césium 137, une substance radioactive dont la concentration ne se réduit de moitié que tous les 30 ans.
  • Tepco a déclaré ce matin : « Une flaque d’eau fortement contaminée a été découverte au sous-sol du bâtiment de la turbine du réacteur numéro 1 », a confirmé un responsable de l’Agence de sûreté nucléaire. « Même si les raisons exactes (de la présence de cette eau radioactive) restent à éclaircir, il se pourrait que de l’eau de la cuve du réacteur ait fui par des tuyaux ou des valves endommagés reliant (le réacteur) au bâtiment de la turbine », a ajouté ce responsable.
  • Tepco a déclaré hier : »Nous en sommes encore à évaluer les dégâts sur la centrale et nous ne pouvons par fixer une date à laquelle les équipements de refroidissement vont fonctionner. Cela pourrait prendre encore plus d’un mois, qui sait »
  • La chaine alimentaire des 35 millions de Tokyoites est très très fortement compromise : eau du robinet, lait, légumes à feuilles vertes, haricots et fèves. Pour peu qu’il pleuve, les légumes de type tubercule comme les pommes de terre seront eux aussi contaminés.
  • Hier, 2 Japonais originaires de 2 régions situées à plus de 200 km de Fukushima ont été brièvement hospitalisés après leur arrivée mercredi en Chine car ils présentaient des taux élevés de radioactivité.
  • Greenpeace a annoncé ce matin la mise en oeuvre de relevés de radioactivité en dehors de la zone d’exclusion de 20 kilomètres autour de la centrale car, depuis le début de la crise, « les autorités ont en permanence donné l’impression de sous-estimer à la fois les risques et l’étendue de la contamination radioactive ».
  • Et toujours le blackout des gouvernements sur les relevés de radioactivitité des centrales de mesure !!!

 

Trois ouvriers hospitalisés pour brulûres radioactives

Depuis le début de l’accident nucléaire, on voit bien que Tepco, le plus gros producteur d’électricité « nucléaire » japonais, a été incapable de protéger l’humanité du risque nucléaire et est incapable aujourd’hui d’avancer une solution technique réaliste pour ramener à une situation normale. On se souvient tous de l’opération complétement ridicule qui consistait à lacher de l’eau depuis des hélicoptères !! Quand on connait la quantité de chaleur nécessaire à refroidir un réacteur en fonctionnement … Sans commentaires !!

On s’apercoit maintenant que Tepco est AUSSI incapable de protéger ses propres employés !!! Trois ouvriers, chaussés seulement de bottines en caoutchouc, ont été contaminés jeudi et vendredi par une flaque d’eau très fortement radioactive lors d’une intervention dans la turbine située derrière le réacteur 3. Deux ont dû être hospitalisés avec des brûlures aux pieds.

Au total, 17 ouvriers ont été exposés à des radiations supérieures à la limite autorisée depuis le 11 mars.

Le gouvernement a ordonné à Tepco « d’améliorer la gestion du personnel, afin d’empêcher la répétition de ce genre d’accident ».

 

Que disent les politiques ?

« Nous travaillons à ce que la situation n’empire pas » à la centrale de Fukushima, a déclaré le Premier ministre japonais, hier Vendredi 25 Mars 2011. © Jiji Press / AFP

Hier, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a invité les Etats à « tirer des leçons » de la crise nucléaire en cours au Japon.

En dehors des qualités de courage et d’esprit de solidarité mis en oeuvre par les japonais, on peut aussi accorder à leur gouvernement une certaine « transparence », transparence que la société Tepco n’a pas le courage d’avoir.

 

Alors, pourquoi nos politiques n’ont-ils pas cette même transparence ? Et bien, la réponse tient en 2 mots : INTERET ECONOMIQUE !!!

En effet, la France mise beaucoup sur la vente du projet EPR à d’autres nations.     2 réacteurs EPR déjà vendus à l’Inde  … D’autres contrats en cours de négociations …

Alors, forcément, Sarko se transforme en ingénieur du nucléaire !!!

 

JAPON, Fukushima 2011 : Les gouvernements entre mensonge et loi du silence

Décidément, qu’ils soient de cultures, de religions ou de langues différentes, les gouvernements se ressemblent tous  et ont au moins une pratique en commun : celle de la langue de bois et le culte du silence !

Nos gouvernements nous mentent sur les vrais chiffres du nuage de Fukushima !!!

Autre sujet de réfléxion :

Vous ne trouvez pas étrange que la situation en Lybie, qui n’évoluait pas depuis plusieurs semaines, a évoluée en intervention militaire du jour au lendemain ?!?

Un petit peu comme si on souhaitait détourner notre attention …

 

Pourquoi ce titre et cette introduction ?

Tout simplement, parce que la CRIIRAD, organisme indépendant, se révolte contre le blackout international sur les mesures de radioactivité faites par les stations sur le chemin du nuage entre le Japon et la France.

Il s’agit de stations de mesure qui :

  • sont réparties sur l’ensemble de la planète et qui enregistrent divers paramètres
  • contrôlent qu’aucun essai nucléaire souterrain n’est effectué en violation des dispositions du traité (cf. Corée du Nord).
  • mesurent plusieurs paramètres : données sismiques, hydroacoustiques, infrasoniques et radionucléides.
  • sont au nombre d’une soixantaine et équipées de laboratoires d’analyses radiologiques.

Contrairement à ce qui est dit dans les médias et pour justifier le blackout sur les taux de radioactivités, ces stations sont parfaitement capables de mesurer de très faibles niveaux de contamination dans l’air car l’une de leurs missions est de mesurer la contamination consécutive aux essais nucléaires atmosphériques.

 

Des demandes officielles sans réponses

Malgré des demandes répétées à des organismes d’état comme le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) , l’AEIA et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), blackout total avec une réponse officielle :

« Suite à l’accident de Fukushima, à la demande des États signataires du TICE, les données sur l’activité des radionucléides sont transmises à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). »

 

Organismes gouvernementaux indépendants ??

L’AIEA a en charge la promotion des activités nucléaires civiles … L’OMS a normalement en charge la santé publique … Vous vous dites alors que leurs intérêts sont divergents ?? Et pourtant, noooon !!!

En 1959, l’OMS a signé avec l’AIEA, dès 1959, un accord qui dispose que les deux agences « agiront en coopération étroite et se consulteront régulièrement ».

En gros, c’est comme si la Sécurité Sociale et la Régie des Tabacs travaillaient main dans la main.

 

Le communiqué du CRIIRAD (PDF)

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