La CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité ) est une association de type loi 1901 agréée dans le cadre de la protection de l’environnement, qui se dit « indépendante des exploitants du nucléaire, de l’État et de tous partis politiques. »

Elle ne fait pas partie du Réseau Sortir du nucléaire mais son expertise la place souvent au côté des acteurs du mouvement antinucléaire français.

La CRIIRAD a une structure bénévole (environ 4 700 adhérents) ainsi qu’une structure salariée (une douzaine de salariés).

En partenariat avec des collectivités locales, la CRIIRAD gère un réseau de balises de surveillance de la radioactivité dans l’air et dans l’eau dans la vallée du Rhône[2].

Ces balises permettent à la fois de lever des alertes en temps réel et de stocker des échantillons analysables en temps différé en laboratoire.

Selon Roland Desbordes, l’actuel président de la CRIIRAD :

« Notre mission consiste à alerter nos concitoyens sur les risques associés à telle technique, telle pollution, tel déchet. Nous faisons de la recherche pour informer de manière indépendante […] Nous voyons sur le terrain tous les pions se mettre en place discrètement en faveur des réacteurs de la 4ème génération alors qu’il est évident que cette technologie nous oriente sur un modèle de société beaucoup plus dangereux que notre modèle actuel, basé sur l’uranium. La CRIIRAD, sur ce point, appelle au débat public. »


Parmi les études du CRIIRAD, on peut citer :

  • une étude de la contamination du territoire français par les rejets de la centrale nucléaire de Tchernobyl ;
  • une étude de l’impact des rejets de l’usine de Marcoule, dans la vallée du Rhône ;
  • un atlas des contaminations radioactives en France et en Europe ;
  • l’enquête sur la mort d’Alexandre Litvinenko suite à la surexposition à du polonium 210.

Parmi les actions en cours, on peut citer :

  • un recours devant le Conseil d’État contre la nomination de Marc Sanson à l’Autorité de sûreté nucléaire ;
  • la demande de l’abrogation de l’accord OMS-AIEA de 1959. Cette action donne lieu à une pétition ainsi qu’à une action à Genève;
  • la demande d’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009 qui déroge expressément aux lois d’interdictions du recyclage des matières radioactives dans les biens de consommations courantes. Cet arrêté a été publié en dépit d’un avis défavorable de l’Autorité de sûreté nucléaire ;
  • le 10 juillet 2009, la CRIIRAD a adressé au Conseil d’État un recours pour excès de pouvoir. La demande d’annulation de l’arrêté est basée sur des arguments de légalité interne et externe ;
  • le 6 novembre 2009, sans attendre le résultat de la procédure contentieuse, la CRIIRAD adressait une lettre ouverte aux trois ministres compétents : Roselyne Bachelot, ministre chargé de la santé, Christine Lagarde, ministre chargé de la consommation et Jean-Louis Borloo, ministre chargé de la construction, leur demandant d’abroger l’arrêté du 5 mai 2009 ;