Dernière minute :

Jusqu’à maintenant, le gouvernement et l’agence de Sureté japonaise classait l’incident de Fukushima au niveau 5 alors que son homologue français le classait au niveau 6.

Depuis ce matin, l’accident de Fukushima a été reclassé au niveau 7, c’est-à-dire au même niveau que Tchernobyl.

A mon humble avis, s’il y a eu reclassification, c’est qu’il y a anguille sous roche…

D’un coté, le gouvernement japonais qui :

  • attend la fin des élections de Dimanche dernier avant de reclasser l’accident de 5 à 7.
  • refuse d’évacuer les populations pour éviter la panique mais aussi pour éviter de verser des compensations financiéres.

De l’autre coté, le gouvernement français qui :

  • se retrouve bien embarrassé par ce reclassement et qui déclare (via l’IRSN) que l’impact des fuites est « significatif » mais « pas comparable » à la catastrophe survenue à Tchernobyl en 1986
  • déclare que cela ne mérite pas un reclassement de niveau 7.

Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement, parce que les centrales japonaises incriminées sont des centrales de la société française AREVA et que ce reclassement risque d’avoir un fort impact sur le carnet de commande de ce type de centrale nucléaire mais aussi sur celui du nouveau projet européen EPR.

 

A savoir :

L’accident de niveau 7 est un accident qui provoque la libération de grandes quantités de radio-isotopes dans l’atmosphère et l’environnement. Ce niveau d’accident a des conséquences sur l’ensemble de la planète.

Plus d’infos sur l’échelle des niveaux d’accidents nucléaires